Lorsqu'une voiture arrive en fin de vie, on pense d'abord à la carte grise, à l'assurance ou à la prime à la conversion. Pourtant, un détail revient souvent dans les questions de nos clients : que faire des accessoires installés sur le véhicule ? Attelage, porte-vélos, barres de toit, coffre de toit, galerie… Ces équipements ont une valeur, parfois non négligeable, et leur sort dépend autant de la réglementation que de votre projet. Voici comment aborder sereinement cette question avant l'enlèvement de votre épave.
Attelage et porte-vélos : des accessoires qui se revendent bien
Un attelage en bon état, avec sa boule et son faisceau électrique, se revend fréquemment d'occasion. Même chose pour un porte-vélos sur attelage ou sur hayon, ou pour des barres de toit compatibles avec plusieurs modèles. Avant de laisser partir le véhicule, posez-vous simplement la question : ces éléments sont-ils fixés de façon amovible ou boulonnés définitivement ?
Un porte-vélos sur hayon, un coffre de toit ou des barres universelles se démontent en quelques minutes, sans outillage particulier. En revanche, un attelage fait souvent partie intégrante du châssis : il est vissé sur des points prévus par le constructeur, et son retrait demande un pont élévateur, une clé dynamométrique et un peu de méthode. Si vous n'avez ni le matériel ni l'envie de vous lancer, mieux vaut le laisser en place : le centre VHU agréé le traitera comme n'importe quelle pièce métallique du véhicule.
À l'inverse, si l'attelage est récent, peu rouillé et correspond à un modèle recherché, sa revente entre particuliers peut se faire rapidement. Pensez alors à photographier les fixations et à conserver la notice ou le certificat de conformité, éléments qui rassurent l'acheteur.
Ce que dit la réglementation sur ces équipements
Du point de vue administratif, un attelage ou un porte-vélos ne figure pas sur la carte grise : il n'y a donc aucune formalité spécifique à accomplir pour le démonter ou le conserver. Attention toutefois à un point : lors de la cession d'un véhicule, ces accessoires sont considérés comme des biens meubles distincts. Si vous les démontez avant l'enlèvement de l'épave, ils vous appartiennent et vous pouvez les vendre librement.
Si vous laissez l'attelage en place, il sera intégré au véhicule et suivra le même circuit de dépollution et de recyclage : démontage, tri des métaux, valorisation. Aucune démarche supplémentaire n'est nécessaire, mais il ne vous sera pas restitué par la suite. C'est un point à garder en tête si l'attelage a une valeur marchande significative.
Pour un porte-vélos ou un coffre de toit, la logique est identique. Rien ne vous oblige à les laisser sur le véhicule. Dès lors que vous avez décidé de faire enlever votre épave à Jouars Pontchartrain ou dans une commune voisine, prenez simplement quelques minutes pour retirer ces accessoires avant le passage de l'épaviste.
Faut-il tout démonter avant l'enlèvement ?
Non, et c'est même l'inverse dans la majorité des cas. Le rôle d'un centre VHU agréé est de prendre le véhicule en l'état, de le dépolluer et de le valoriser selon les filières réglementaires. Démonter vous-même des pièces mécaniques peut, en outre, compliquer l'enlèvement ou retarder le traitement du véhicule.
La bonne approche consiste à récupérer uniquement ce qui vous appartient personnellement ou ce qui se démonte sans outillage lourd :
- le porte-vélos, le coffre de toit, les barres de toit ;
- les objets personnels laissés dans l'habitacle et le coffre ;
- les tapis, la trousse de secours, le gilet et le triangle si vous souhaitez les conserver pour un autre véhicule.
En revanche, l'attelage, les roues, les jantes ou les éléments de carrosserie sont laissés en place. Ils seront traités par le centre VHU dans le cadre de la procédure de destruction, avec remise du certificat correspondant.
Cette règle vaut aussi pour les véhicules stationnés dans des zones plus éloignées : si votre épave se trouve du côté d'Amenucourt, par exemple, vous n'avez aucun intérêt à tenter un démontage sur place. Le service d'enlèvement s'occupe de tout, et vous n'avez qu'à préparer les documents demandés.
Les documents et l'attestation de destruction
Quel que soit le sort réservé à votre attelage ou à votre porte-vélos, la destruction du véhicule reste soumise à la même procédure. Vous devez fournir la carte grise du véhicule (même barrée), une pièce d'identité et, selon la situation, un justificatif de propriété ou de mandat. Le centre VHU agréé se charge ensuite de la déclaration auprès de l'ANTS et vous remet une attestation de destruction, document qui vous décharge de toute responsabilité administrative.
Cette attestation est précieuse : elle prouve que le véhicule a bien été détruit dans une filière agréée, et elle vous protège en cas de contrôle ou de litige ultérieur. Pensez à la conserver, car elle peut aussi vous être demandée dans le cadre d'une démarche liée à la prime à la conversion ou à une assurance.
En résumé, retirer un porte-vélos ou un coffre de toit avant l'enlèvement est une bonne idée si ces accessoires ont une valeur. Pour l'attelage, tout dépend de votre motivation et de votre outillage. Le reste suit son cours naturel, dans le respect de la réglementation et des filières de recyclage.
Pour faire enlever votre véhicule sans frais, 7j/7, contactez-nous au 01 72 18 02 55 : nous nous occupons de tout, de l'enlèvement à l'attestation de destruction.
